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  • Philippe Corbé : Les « Armes de distraction massive » de Trump ou l’art de la domination par l’excès

    Philippe Corbé : Les « Armes de distraction massive » de Trump ou l’art de la domination par l’excès

    L’actualité politique américaine est si intense – et incertaine – que des familles françaises vivant aux États-Unis s’interrogent sur un retour en France. Élever ses enfants ici, est-ce le meilleur pour eux ? La question est le point de départ du nouveau livre de Philippe Corbé, qui résonnera chez chaque parent. Dans Armes de distraction massive (Grasset), paru le 7 janvier dernier, le journaliste, ancien correspondant à New York et actuel directeur de l’information de France Inter, analyse comment Donald Trump gouverne par le récit. Comment il a transformé la politique américaine, et donc mondiale, en immense série télévisée dont il est le producteur, et nous, les spectateurs. Un énième livre d’analyse ? Non, car ici, l’ouvrage est écrit à la première personne. Ce qui change tout. On a la sensation de lire le journal intime d’un proche.

    Une «gravité nouvelle» depuis Trump II

    Le livre s’ouvre donc sur une scène personnelle. Un dimanche d’été à New York. Philippe discute avec un ami qui lui annonce envisager de quitter les États-Unis. Il se demande s’il est bien raisonnable de vivre avec son enfant de trois ans dans un pays qui prend, doucement mais sûrement, des allures du Meilleur des mondes, le livre dystopique d’Aldous Huxley. Cette conversation donne le ton. « On me disait souvent : tu décris bien Trump, mais on ne comprend pas ce que ça te fait, à toi », raconte Philippe Corbé. Marié à un Américain, partageant sa vie entre deux continents, il n’est pas un analyste extérieur. « Ce sujet me touche parce que ça fait partie de ma vie. »

    Ce qui le frappe chez cet ami, et que l’on peut évidemment extrapoler à tant d’autres Français installés aux États-Unis, c’est une « gravité nouvelle ». Non plus la peur de la réélection, mais celle de la manière dont le pouvoir s’exerce désormais. Et des conséquences que cela aura sur le pays. Trump, c’est une chose. L’après-Trump, à quoi ressemblera t-il ?

    De cette inquiétude personnelle naît une réflexion plus large, au cœur du livre : Donald Trump n’est pas seulement un président autoritaire, il est un maître de l’attention. « L’attention est son oxygène », écrit le journaliste. Son pouvoir ne repose ni sur une idéologie cohérente, ni sur un programme structuré, mais sur une capacité hors norme à imposer son récit, à saturer l’espace public. « Son problème, ce n’est pas qu’il nous cache des choses, c’est l’inverse : il nous submerge d’informations, de divertissement, de stimuli. »

    Le danger de l’accoutumance

    C’est là que le malentendu français débute. Vu d’Europe, et particulièrement de France, Trump est souvent analysé à travers des catégories familières : fascisme, orwellisation, dérive dictatoriale. Des grilles de lecture que Philippe Corbé juge approximatives. « On parle beaucoup d’Orwell, mais c’est souvent trop facile. Ce qui me paraît plus juste, c’est Aldous Huxley. » Non pas la domination par le secret, mais par l’excès. Non pas la censure, mais l’étourdissement. La fatigue.

    D’ailleurs, les critiques du président américain sont possibles ici. Mais elles constituent son carburant. Vivre aux États-Unis, c’est vivre avec Donald Trump du matin au soir (et même la nuit, si vous avez les notifications sur votre smartphone). Il est partout, dans chaque émission de télé, dans chaque podcast. Il impose son récit, son rythme.

    Paradoxalement, son omniprésence finit par lasser une partie des Américains. On s’habituerait presque à ses excès. Le danger, selon l’auteur, est insidieux : l’accoutumance. « Beaucoup de choses qui auraient provoqué l’indignation il y a quelques années, déclenchent aujourd’hui un soupir. »

    Un showman «sans équivalenten Europe»

    Donald Trump a compris cette mécanique mieux que quiconque. « Il n’est pas un idéologue. Il change d’avis, il se contredit, il négocie. » Sa force tient précisément à cette plasticité. Il épouse les contradictions d’une société immense, diverse, peu structurée idéologiquement. « La plupart des Américains ne sont pas dans des camps idéologiques fermés. »

    C’est aussi ce qui rend toute transposition française illusoire. « Il n’y a pas d’équivalent en Europe », tranche Philippe Corbé. Donald Trump n’est pas seulement un homme politique : c’est un showman. « Quoi qu’on pense de lui, c’est un personnage spectaculaire, hors norme. » Là où la France continue de valoriser le discours, l’idée et la cohérence intellectuelle, l’ancienne star de The Apprentice incarne une autre grammaire du pouvoir : celle du récit permanent, du conflit mis en scène, de la politique transformée en série. On en vient à la réflexion de l’ami new-yorkais de Philippe : souhaite-t-on faire grandir nos enfants dans un pays Netflixisé ?

    La réponse à cette question complexe est intime. Mais ce livre vous aidera à peser le pour et le contre. En racontant Donald Trump, Armes de distraction massive raconte aussi notre époque — et notre regard français sur l’Amérique. Un livre qui invite moins à juger qu’à comprendre pourquoi, des deux côtés de l’Atlantique, nous ne regardons plus la politique de la même façon.

    Armes de distraction massive, paru chez Grasset le 7 janvier 2026 (20 euros).

  • Fauchon Paris inaugure son flagship new-yorkais à Bryant Park

    À l’aube de ses 140 ans, Fauchon Paris se refait une jeunesse. Le groupe de gastronomie a ouvert en grande pompe, ce mercredi 13 janvier, son premier magasin flagship à New York, au 2 Bryant Park, sur la 42e Rue. « Nous avons construit ce magasin en partenariat avec un spécialiste américain du secteur, Restaurant Associates, et avec Bank of America », explique Jérôme Tacquard, Président de Fauchon Paris et Directeur général de Galapagos, l’actionnaire de l’épicerie de luxe depuis bientôt deux ans. C’est en réalité un retour à New York: Fauchon avait opéré trois magasins à New York au début des années 2000, dont le dernier était sur la 56e Rue et Madison avenue, avant de fermer il y a une vingtaine d’années.

    Fauchon à Bryant Park, c’est une boutique, un café et un restaurant. © Anne-Laure Peytavin

    Reprise par le propriétaire des Gavottes en 2024

    Galapagos est le groupe breton de biscuiterie propriétaire des marques Gavotte, Traou Mad ou encore Fossier, qui a en effet racheté Fauchon Paris auprès de Michel Ducros en mai 2024, après plusieurs années difficiles suite à la pandémie. Présent dans plus de 15 pays et à travers 85 points de vente, Galapagos mise sur le développement international de l’enseigne. « Nous capitalisons sur l’ADN de Fauchon Paris, référence mondiale de la gastronomie française avec ses pâtisseries, macarons et chocolats. Nous avons par exemple recruté Arnaud Lahrer, Meilleur ouvrier de France, comme chef pâtissier de la maison », explique Jérôme Tacquard.

    Outre les magasins et restaurants, le groupe est propriétaire de deux hôtels, à Paris et Kyoto. Et pourrait annoncer une première ouverture d’hôtel en Amérique du Nord dans les prochains mois. « La moitié de notre clientèle hôtelière à Paris est américaine, ils pourront retrouver notre univers à New York désormais ».

    Une douzaine d’adresses au Moyen-Orient

    Sous la houlette de son nouveau propriétaire, Fauchon Paris a multiplié les ouvertures à l’international, toujours sous licence. Le groupe a ouvert une douzaine d’adresses au Moyen-Orient (Qatar, Oman, Koweït), au Japon et aujourd’hui aux États-Unis, en partenariat avec des acteurs locaux. Restaurant Associates est un spécialiste de la gestion de restaurants aux États-Unis, il opère L’Avenue chez Saks, le Gilder au musée d’Histoire Naturelle ou encore le Morgan Café de la Morgan Library. Bank of America, le troisième partenaire, possède ses bureaux juste à côté, au One Bryant Park. Fauchon a ouvert à deux pas d’Angelina, le salon de thé parisien situé de l’autre côté de Bryant Park.

    Les couleurs de Fauchon n’ont pas changé en traversant l’Atlantique: rose fushia et noir. © Anne-Laure Peytavin

    Concept hybride, restaurant et café à emporter

    Le magasin affiche les tons iconiques de la maison, rose fuchsia et noir, et opère un modèle hybride : d’un côté, un café avec des produits de la marque Fauchon (biscuits, chocolats etc), et un service à emporter de cafés, viennoiseries et plats chauds (salades, sandwiches, quiches etc). Fauchon a sorti des plats signatures pour la clientèle américaine : un macaron noir et blanc et un croissant « everything but the bagel ». De l’autre, un restaurant de 75 places, ouvert au déjeuner, met à l’honneur des salades lyonnaises et niçoises, de tartares de saumon ou de bœuf, et bien sûr les desserts maison. À l’arrière, un salon avec une table de 16-18 places pour des repas en plus grand comité.

    Fauchon Paris2 Bryant Park sur la 42e Rue – Ouvert du lundi au vendredi de 9am à 4pm, samedi et dimanche de 9am à 5pm.

  • Guillaume Bresson, une obsession pour la peinture

    «  J’avais cette passion pour la peinture qui était vraiment plus forte que tout. » Guillaume Bresson revient de loin. Inconditionnel de la peinture figurative dès son adolescence, il force cette voie contre vents et marées à une époque où cette technique est conspuée. Rencontrant des critiques dubitatives à ses débuts, il récolte des louanges au fil des expositions. Avec, entre autres, une retrospective remarquée au château de Versailles, 2025 s’impose comme la consécration de cet artiste hors catégorie installé à New York depuis dix ans.

    Il vient de recevoir le prix Transfuge de « l’artiste de l’année ». Cette récompense, décernée par un organe de presse parisien des plus intellectuels (s’y côtoient critiques du Masque et la Plume, écrivains et éditeurs du sérail), de quoi faire sourire le jeune grapher « sans culture » débarqué de sa Toulouse natale il y a à presque 30 ans. Nous le rencontrons, désormais heureux new-yorkais, à Union Square, entre le greenmarket et le café du W hôtel, pour évoquer cette trajectoire singulière.

    Vue de l’exposition Guillaume Bresson, Versailles, détails, 2025. © Balthazar Deslandes


    De Toulouse à Paris, des graffitis aux Beaux-Arts


    Guillaume Bresson a passé son enfance à dessiner, principalement sur les murs du quartier de Rangueil à Toulouse. Les graffitis attirant les problèmes, ses parents l’inscrivent à un cours de dessin et de peinture « pour le remettre dans le droit chemin ». Quelques années plus tard, il est admis aux Beaux arts de Paris. Il ne s’explique toujours pas vraiment pourquoi, tant son « dossier était complètement à côté de la plaque ». Il débarque donc dans le très prestigieux établissement avec pour seul bagage ses peintures de natures mortes et autoportraits. Il vit une sorte de choc : « J’arrive dans un monde très cultivé, qui possède tous les codes, parce que la plupart des étudiants aux Beaux-Arts proviennent de familles de la bourgeoisie culturelle parisienne qui n’étaient pas du tout mon milieu. » Ces étudiants « s’essayent aux nouveaux médias, et aux installations », lui s’obstine à peindre, ce qui est alors vu comme « régressif ».

    Guillaume Bresson, « Sans titre », 2024. © Galerie Obadia

    Durant son cursus, le Toulousain s’isole, se passionne pour les collections du Louvre et construit avec obstination ce qui va devenir sa marque de fabrique : des œuvres engageant des figures en tension les unes avec les autres, dans un traité emprunté au grands maîtres du Baroque. 


    Une thérapie par les œuvres: Bourdieu à la rescousse

    Ses premières séries, peintes sans vraiment réfléchir, montrent des combats de rue dans des décors de banlieue. Elle reflètent en réalité le quotidien de sa jeunesse. « J’étais dans un environnement amical, assez tendu on va dire, assez violent dans les années 90, et il se trouve que, par la force des choses, je me suis retrouvé pendant plusieurs années au milieu de choses comme on les voit dans les tableaux de cette série là. » Ces toiles agissent comme une « thérapie » sur lui. Il analysera quelques années plus tard comment elles lui ont, en réalité, permis d’évacuer les « symptômes qui ne le faisaient jamais se sentir adéquat par rapport au monde de l’art. » 

    Guillaume Bresson, « Sans titre », 2024. © Galerie Obadia

    Libéré de tout frein, Bresson acquiert très rapidement la reconnaissance du milieu artistique. Après son cursus au Beaux-Arts de Paris, il passe deux ans à Berlin puis enchaine les expositions solo et les résidences d’artiste à New York et Los Angeles. L’écrivain Edouard Louis (lui aussi confronté au choc social lors de sa venue à Paris), lui fera découvrir notamment la « distanciation » de Pierre Bourdieu. Cette lecture confortera le Toulousain dans sa quête artistique et l’aidera à ne pas subir « l’idéologie du champ de l’art de cette époque-là ».

    Le temps et le corps pour des œuvres chorégraphiques

    Si Guillaume Bresson aime s’isoler, son travail commence toujours par une phase de socialisation. Il réunit ses modèles pour les prendre en photo : « des amateurs, des gens que je rencontre, dit-il, pas des danseurs, pas des professionnels du corps ». Il travaille alors avec eux à l’élaboration de mouvements « ça peut être des mouvements très minimalistes, ça peut être des mouvements bas, des mouvements hauts, des mouvements rapides, des mouvements lents. » Il suit ainsi « une logique qu’il y a dans les arts vivants, une logique de chorégraphe ». En utilisant les clichés issus des séance photos, il compose ensuite la scène qui, si elle n’est pas narrative, reflète malgré tout les tensions en jeu entre les individus. Il nous décrit son intention  : « cela représente des relations, des relations sociales, des relations au monde, des relations entre des gens, entre des gens et un décor. »

    Guillaume Bresson, « Sans titre », 2008. © Galerie Obadia

    Pour la phase finale des tableaux, il retrouve la solitude qu’il apprécie tant. L’acte de peindre le plonge dans un état méditatif, il lui permet de « se dégager complètement de l’idée du temps, du temps qui passe ». Il confie que ce temps qui s’échappe est sans doute à l’origine de son « addiction » de son « obsession pour la peinture ». Le temps du pinceau s’étire alors, un grand format est réalisé en pas moins de 6 mois. Sur une année il produit donc peu d’œuvres, il a su construire une relation solide avec la galerie Nathalie Obadia, qui accepte ce tempo pas totalement conforme à la frénésie du marché de l’art. 

    Le tableau brulé de Los Angeles: impensable

    Parmi les œuvres d’envergure du New-Yorkais d’adoption, une toile de très grand format, possédée par un mécène français, est littéralement partie en fumée, en janvier 2025, lors des incendies de Pacific Palissade, à Los Angeles. Guillaume Bresson nous confie son désarrois : « Il y avait déjà une sorte de surprise. Je ne pensais pas que c’était possible. C’est plus d’une année de travail de ma vie qui brûle en cinq minutes. Il y a un temps très rapide de l’incendie qui vient percuter le temps long du tableau. » L’artiste a contacté alors le propriétaire dans l’espoir que des fragments de l’œuvre soient récupérables mais « il ne restait rien, même pas le châssis en aluminium. »

    Oeuvre disparue en 2025 dans les feux de Pacific Palissade. Guillaume Bresson, « Sans titre », 2020-2022. © Galerie Obadia

    New York, le lieu de toutes les libertés, surtout celle de vivre caché

    Le peintre ne se réclame d’aucun microcosme. Il a quitté Toulouse pour Paris où il a découvert une forme de liberté mais, à peine célébré par ses pairs, il veut fuir à nouveau. Ce sera New York. Même s’il n’y était venu qu’une fois en vacances, il s’était dit : « c’est là que je voudrais vivre. »

    Il passe à l’acte en 2016. « Arriver ici, confie-t-il, c’était comme arriver dans une sorte de terrain vierge où je n’avais aucune connaissance, je ne connaissais personne, je ne parlais même pas anglais. » Il cultive cette solitude durant trois ans et peint suivant une routine inlassable. Après la pandémie du Covid il s’installe dans le quartier de Greenpoint à Brooklyn, s’entoure d’amis, participe à des projets qui n’ont rien à voir avec l’art comme le lancement d’un bar à vin dans son quartier.

    Surtout, il poursuit, à l’abri des regards, ses différents travaux au long cours : parmi ceux-ci une toile sur les danseurs de la ligne L du métro new-yorkais, ceux qui enflamment les réseaux sociaux avec leur pole dance mêlée de breakdance. Il travaille aussi sur « une série de tableaux de gens photographiés dans des Ehpad en Picardie. » Une œuvre plus politique qu’à son habitude « pour montrer cet environnement et ces gens qui sont un peu invisibilisés aujourd’hui ». À lui la vie discrète et heureuse. Une production de quelques tableaux par an lui « permet de vivre à New York tranquillement. Mais, il concède que ça ne vient pas vraiment épouser les logiques du marché de l’art américain. »

    Se lancer avec une galerie au États-Unis ? Pas pour l’instant. « Sachant la dureté du marché américain, il faut faire tant de chiffres d’affaires pour rester dans la galerie et si une expo ou deux ne marchent pas, on se fait dégager. Donc, dit-il, il faudrait arriver à trouver une galerie qui accepte complètement mon temps de travail. »

    Guillaume Bresson, « Sans titre », 2008 – Guillaume Bresson, « Sans titre », 2013-14. © Galerie Obadia

    De grands projets pour Paris

    Pour l’instant, la vie de Guillaume Bresson se répartit entre son travail d’atelier à New York et les nombreux projets en France. 2026 s’annonce d’ailleurs enthousiasmante. L’église Saint-Eustache lui a confié la réalisation d’une œuvre religieuse, « l’Apothéose de Saint Eustache », qui viendra faire pendant au « Martyre de Saint Eustache » peint au XVIIe siècle par Simon Vouet. « Je n’ai jamais fait de peinture religieuse, et surtout je n’ai jamais peint d’après une histoire. »

    Une exposition organisée à la galerie Obadia devrait montrer, en juin, les études préparatoires à ce projet. Et dans une perspective plus lointaine, Guillaume Bresson travaille, en partenariat avec l’architecte Enia au décor de la station « Stade de France » du Grand Paris. Il a 5 ans pour y réaliser « Le Parnasse de Saint-Denis » une fresque géante de 200 mètres carrés. À propos de cette œuvre, il affirme : « elle devrait représenter la culture, l’identité de la ville de Saint-Denis : les Rois de France, le XIXe siècle ouvrier, le côté industriel et aussi la naissance du hip-hop en France, moi ça me touche parce que ce sont un peu mes origines aussi, donc le graph, le breakdance et tout ça mis ensemble dans une sorte de grande composition qui s’approche de la chapelle Sixtine, c’est un projet un peu fou. »

  • Bourses scolaires 2026-2027 : Dépôt des dossiers avant le 6 février à Houston

    Le consulat général de France à Houston a ouvert sa première campagne des bourses scolaires pour la rentrée 2026-2027. Qu’il s’agisse d’une première demande d’aide financière, car vous venez d’arriver dans la circonscription, ou d’un renouvellement, vous avez jusqu’au vendredi 6 février ou le vendredi 13 février, en fonction de votre situation, pour déposer votre dossier.

    • Pour les familles dont l’enfant est scolarisé dans l’une des écoles homologuées de Houston : les parents doivent déposer leur dossier sur la plateforme SCOLAIDE, puis contacter directement Nadia TEYSSIER, du service des Affaires sociales, par mail à : nadia.teyssier@diplomatie.gouv.fr afin de prendre un rendez-vous avant le 6 février.
    • Pour les familles dont l’enfant est scolarisé dans une école homologuée en dehors de Houston : les dossiers sont à retirer, à compléter puis à déposer à l’établissement scolaire qui sera ensuite chargé de les envoyer au consulat. Ces dossiers devant être reçus au consulat le vendredi 13 février au plus tard, il est conseillée de vérifier dès aujourd’hui, auprès des responsables d’établissement, la date limite du dépôt à leur bureau.

    Pour constituer votre dossier et connaître la liste des documents à fournir, se rendre sur le site du consulat ici.

    Ne peuvent bénéficier d’une bourse que les enfants (de la maternelle à la terminale) qui remplissent les critères suivants :

    • être inscrits ou en cours d’inscription dans un établissement homologué par l’AEFE. Seuls les cursus français de ces établissements sont éligibles et non les cursus internationaux IB
    • être de nationalité française 
    • être âgés d’au moins trois ans au cours de l’année civile de la rentrée scolaire
    • ne pas avoir plus d’un an de retard en primaire et plus de deux ans de retard dans le secondaire
    • résider avec au moins l’un des parents dans la circonscription consulaire de Houston
    • être inscrits au registre mondial des Français établis hors de France, tout comme la personne qui effectue la demande de bourses (père ou mère) 
    • La famille ne doit plus percevoir de prestations familiales de la part de la CAF (un certificat de radiation est requis pour les familles dont les enfants ont résidé en France)
    • Les agents de droit public (y compris contractuels) en poste à l’étranger ne sont pas éligibles au dispositif.

    Consulat général de France, 777 Post oak Boulevard, Suite 600, Houston, Texas 77056.

  • Bourses scolaires 2026-2027 à Boston : Dépôt des dossiers avant le 27 février

    Le consulat général de France à Boston a ouvert sa première campagne des bourses scolaires pour la rentrée 2026-2027. La date limite de dépôt des dossiers est fixée cette année au vendredi 27 février.

    Pour les familles installées récemment dans la circonscription et/ou qui vont déposer leur première demande d’aide financière, il est obligatoire de prendre un rendez-vous au consulat pour un entretien en personne ou en visio pour les personnes qui ne vivent pas à Boston. Il suffit d’envoyer un mail à : consulat.boston-cslt@diplomatie.gouv.fr. Une réponse avec la date et l’heure du rendez-vous sera alors envoyée.

    C’est au cours de cette entretien que les dossiers « papier » seront déposés donc bien lire la liste des documents à apporter sur le site du Consulat.

    Pour les demandes de reconduction de la bourse obtenue lors de la précédente rentrée scolaire, les dossiers sont à envoyer au Consulat à l’adresse suivante : Consulat général de France à Boston, Park Square Building, 31 Saint James Avenue Suite 750, Boston, MA 02116

    Quatre établissements sont homologués par le ministère de l’Education nationale dans la circonscription de Boston :

    Rappelons que ne peuvent bénéficier d’une bourse que les enfants (de la maternelle à la terminale) qui remplissent les critères suivants :

    • être de nationalité française (une preuve de sa nationalité sera demandée) 
    • être inscrits ou en cours d’inscription dans un établissement homologué par l’AEFE. Seuls les cursus français de ces établissements (de la maternelle à la terminale) sont éligibles et non les cursus internationaux IB
    • être âgés d’au moins trois ans au cours de l’année civile de la rentrée scolaire
    • ne pas avoir plus d’un an de retard en primaire et plus de deux ans de retard dans le secondaire
    • résider avec au moins l’un des parents dans la circonscription consulaire de Boston
    • être inscrits au registre mondial des Français établis hors de France, tout comme la personne qui effectue la demande de bourses (père ou mère) 
    • La famille ne doit plus percevoir de prestations familiales de la part de la CAF (un certificat de radiation est requis pour les familles dont les enfants ont résidé en France)
    • Les agents de droit public (y compris contractuels) en poste à l’étranger ne sont pas éligibles au dispositif.
  • [Vidéo] Salariés expatriés : comment négocier votre rupture de contrat de travail ?

    Vous êtes cadre expatrié(e), et vous voulez négocier votre départ ?

    Lors de ce webinaire gratuit d’une heure, nous avons abordé ce sujet avec notre invité Me Avi Bitton, avocat en droit du travail à Paris depuis 20 ans.

    Au programme notamment:

    – Quelle stratégie pour négocier rapidement et sans procès

    – Quels leviers de négociation et moyens de pression utiliser ? 

    – Quel montant d’indemnités proposer ? 

    – Comment protéger sa réputation professionnelle et son employabilité ? 

    Visionnez l’enregistrement ci-dessous, ou directement sur YouTube

    CONTACTER ME AVI BITTON
    Email: avi.bitton@avibitton.com
    Site web: https://www.avibitton.com/cadres-dirigeants/rupture-conventionnelle-transaction/

  • Bourses scolaires 2026-2027 à Miami : Dépôt des dossiers avant le 20 février

    Le consulat général de France à Miami a ouvert sa première campagne des bourses scolaires pour la rentrée 2026-2027. La date limite de dépôt des dossiers est fixée cette année au vendredi 20 février.

    Toutes les familles résidant dans la circonscription peuvent d’ores et déjà déposer leurs dossiers via la plateforme SCOLAIDE. Mais pour celles qui viennent de s’installer et qui vont donc faire leur première demande d’aide financière, il est obligatoire de prendre un rendez-vous au consulat pour un entretien. Il suffit d’envoyer un mail à : social.miami-fslt@diplomatie.gouv.fr. Une réponse avec la date et l’heure du rendez-vous sera alors envoyée.

    C’est au cours de cette entretien que les dossiers « papier » seront déposés donc bien lire la liste des documents à apporter sur le site du Consulat.

    Rappelons que ne peuvent bénéficier d’une bourse que les enfants (de la maternelle à la terminale) qui remplissent les critères suivants :

    • être de nationalité française (une preuve de sa nationalité sera demandée) 
    • être inscrits ou en cours d’inscription dans un établissement homologué par l’AEFE. Seuls les cursus français de ces établissements (de la maternelle à la terminale) sont éligibles et non les cursus internationaux IB
    • être âgés d’au moins trois ans au cours de l’année civile de la rentrée scolaire
    • ne pas avoir plus d’un an de retard en primaire et plus de deux ans de retard dans le secondaire
    • résider avec au moins l’un des parents dans la circonscription consulaire de Miami
    • être inscrits au registre mondial des Français établis hors de France, tout comme la personne qui effectue la demande de bourses (père ou mère) 
    • La famille ne doit plus percevoir de prestations familiales de la part de la CAF (un certificat de radiation est requis pour les familles dont les enfants ont résidé en France)
    • Les agents de droit public (y compris contractuels) en poste à l’étranger ne sont pas éligibles au dispositif.

    Consulat général de France à Miami, 1395 Brickell avenue, suite 1050, Miami FL 33131

  • Regalade, le nouveau bistrot français où « se faire plaisir sans se ruiner » à Los Angeles

    Sur West Third Street, l’artère commerçante de Los Angeles voisine du Beverly Grove, le restaurateur français Jocelyn Bulow et son associé Alessandro Iacobelli viennent d’inaugurer un tout nouveau restaurant, bistrot pur jus à la française, baptisé Regalade.

    « Un bistrot comme il en manque cruellement à Los Angeles, explique Jocelyn Bulow, l’entrepreneur installé aux États-Unis depuis le milieu des années 80. Un lieu qui rappelle la France, élégant, chaleureux, sans prétention et honnête dans sa politique de prix. Une table qui puisse réunir toute la communauté française mais aussi les Angelenos qui souhaitent découvrir un peu du charme français quand l’envie leur prend. »

    Ambiance et plats de saison

    Voisin du restaurant Osté, une table italienne ouverte par les deux associés en 2021, et du bar à tequila El Carmen, Regalade ouvre sur un grand comptoir en zinc reproduisant à la perfection ceux de Paris, et commandé par Jocelyn à un artisan du Midwest. Le sol, tout en mosaïques, les tables et chaises bistrot ont la touche française. Aux murs les photographies en noir et blanc de Belmondo, Gainsbourg et Bardot associés à quelques fresques célèbrent le mariage artistique franco-californien.

    Le bar de Regalade, la nouvelle adresse de Beverly Grove. © Regalade

    Evitant le bourdonnement général qui sévit toujours à Los Angeles, Regalade reçoit une soixantaine d’invités max, au comptoir comme en salle, le chef James Lalonde, ancien du restaurant Piperade (aujourd’hui fermé) et de la trattoria italienne Delfina à San Francisco, assurant la partie cuisine. « Ici, tous les bons classiques français sont mis à l’honneur, insiste Jocelyn. Des plats fétiches préparés à partir des produits locaux, issus des Farmer’s Market, de produits français importés par les fournisseurs spécialistes de la région, et cuisinés dans le respect des saisons ». 

    On commence par la baguette, à tapisser de beurre normand d’Isigny, livrée tous les jours par le boulanger populaire Bub and Grandma’s, proposée à 5$. Parfaite la salade d’endive ou lyonnaise aux bons petits lardons rafraîchit l’estomac et les souvenirs, comme la soupe d’oignon, au gruyère et aux croutons, les escargots de Bourgogne ou la brandade de morue gratinée. La maison compte un bar à huîtres, quatre recettes de moules au choix (dont les classiques marinière et provençale) et une liste de « grands plats ».

    Testé et validé, le demi-poulet rôti, ses oignons caramélisés et pommes de terre croustillantes et son jus savoureux, invitent l’iconique plat du dimanche tous les soirs à table. Autres valeurs sûres recommandées, la daurade grillée, le canard confit et les linguine aux champignons sauvages, et la version « frenchisée » du Mac & Cheese, une gourmandise extrême préparée au Comté et à l’huile de truffe noire.

    Le poulet rôti signé Regalade et ses pommes de terre croustillantes. © Regalade

    Imparable en dessert, la mousse au chocolat se déguste dans une version copeaux de chocolat et crème anglaise. L’île flottante rappelle celle de grand-mère et la crème brûlée est adorée de tous les Californiens. Originalité de la maison, chaque dessert s’accompagne d’une suggestion d’acccord met et vin.

    Dîner

    La carte des vins justement, dirigée par l’épouse de Jocelyn, la sommelière Tiffany Bulow, propose une sélection bien ficelée de 60 bouteilles françaises, à tous les prix (de 45 à 325 dollars) et notamment du Jura, de la Savoie, de la Corse et du Sud-Ouest. Le barman Tony Gutierrez remet, lui, à l’honneur les apéritifs traditionnels avec Suze, Perroquet et Pastis et signe neuf cocktails création inspirés par la France de toutes les régions.

    La salade d’endives et noix chez Regalade. © Regalade

    Au final, compter 65 dollars environ par personne pour un dîner entrée-plat-dessert, « une manière de se faire plaisir sans ruiner le portefeuille, dixit le restaurateur, de plus en plus rare à LA. »

    Longtemps installé à San Francisco où il fut à la tête d’une quinzaine de restaurants, Jocelyn Bulow vit à Los Angeles depuis 2018. « Avec le succès de mes restaurants Chez Maman à San Francisco, j’ai un temps pensé à dupliquer le concept à LA. Ma rencontre évidente avec mon associé Alessandro, les racines de mon épouse à Los Angeles et mon amour de la France m’ont finalement convaincu d’ouvrir ce bistrot unique et authentique à LA. »

    Regalade, 8136 W Third Street. Réservation sur resy.com et walk-in bienvenus. Ouvert au dîner de 5pm à 10pm et au déjeuner à partir de janvier, fermé lundi et mardi.

  • Romain Louge, prêtre à Marseille : L’année américaine où il a dit non à une autre vie

    Quand Romain Louge arrive à Buffalo (New York) en 2007, il n’a rien d’un futur prêtre. Il est étudiant en école d’ingénieur, en dernière année. Il est rationnel, brillant, promis à une carrière confortable. Et il a décidé de partir à l’étranger pour une année d’étude. Comme beaucoup de jeunes Français, il aspire à changer d’air, voir autre chose, et prendre de la distance.

    À Buffalo, Romain ne se contente pas d’assister aux cours. Comme il l’a toujours fait lorsqu’il était étudiant, il pousse la porte de l’aumônerie du campus. Mais ce qu’il y découvre dépasse largement ce qu’il connaissait en France.

    La paroisse étudiante est un lieu vivant, ouvert, traversé en permanence par des étudiants. Father Pat, l’aumônier principal, l’accueille immédiatement et avec enthousiasme. Father Pat aime la France, il aime discuter, recevoir, créer du lien. Très vite, il lui présente Father Jack, curé de la paroisse. Avec eux, Romain découvre une manière d’être prêtre profondément incarnée : présente dans le quotidien des étudiants, attentive, joyeuse, sans posture ni distance.

    Ces prêtres ne lui parlent pas de vocation. Ils ne posent pas de grandes questions. Ils l’invitent à dîner, l’intègrent, lui donnent une place. Et c’est précisément dans cette absence de pression que quelque chose s’ouvre.

    Les signes d’une vocation

    Parallèlement, Romain rassemble autour de lui un petit groupe de Français et de francophones rencontrés sur le campus. Ils vivent à quelques rues les uns des autres, partagent la même expatriation, les mêmes repères brouillés. Chaque lundi soir, Romain cuisine pour eux. De vrais repas, pensés, préparés, presque ritualisés. On parle français, on rit, on se raconte la semaine, on partage aussi les doutes et les solitudes.

    Avec le recul, ces soirées prennent une autre dimension. Elles disent déjà quelque chose de la place que Romain occupe naturellement : celle de celui qui rassemble, qui accueille, qui crée un espace où l’on peut être soi-même. À l’époque, personne (pas même lui) n’y voit un signe. Mais ces moments simples, presque anodins, vont s’ancrer profondément dans son chemin. C’est pourtant dans cet entrelacement très concret – une paroisse étudiante américaine ouverte, des prêtres disponibles, un cercle d’amitiés sincères autour d’une table – que s’opère un déplacement intérieur. Et une question insistante : quelle vie ai-je vraiment envie de mener ?

    Un non qui va tout changer

    La réponse ne vient pas sous forme mystique, mais dans un bureau de laboratoire. À la fin de l’année universitaire, son directeur de recherche lui propose de poursuivre en thèse, avec un financement à la clé.

    Une belle opportunité que Romain refuse. Des mots clairs qui sortent de sa bouche et le surprennent un peu. Un non ferme, qui lui confirme que sa décision est déjà prise : il sera prêtre.

    De retour en France, il entre au séminaire d’Aix-en-Provence et sera ordonné prêtre en 2015. Son parcours le mènera ensuite à Jérusalem, Rome, Lyon, jusqu’à devenir spécialiste de théologie arabe et des relations islamo-chrétiennes. Aujourd’hui, il est prêtre à Marseille.

    Dans cet épisode de French Expat, Romain Louge raconte comment l’éloignement, la vie sur un campus américain et les rencontres faites à Buffalo ont rendu possible une décision qu’il n’aurait peut-être pas prise ailleurs.

    🎧 Son histoire est à écouter dans French Expat, le podcast de celles et ceux qui vivent loin de chez eux.

    French Expat est un podcast de French Morning qui raconte les parcours de vie des Français établis hors de France. Retrouvez-le sur toutes les plateformes d’écoute : SpotifyApple PodcastDeezerGoogle PodcastPodcast AddictAmazon Music. Cet épisode est raconté, produit et réalisé par Anne-Fleur Andrle, habillé et mixé par Alice Krief.