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  • Divorce, Bonus et SobriĂ©tĂ© : Pourquoi l’AmĂ©rique liquide ses mariages en janvier

    Oubliez les rĂ©solutions de 2026 qui ne tiendront pas trois semaines. Aux États-Unis, la vĂ©ritable tendance de la rentrĂ©e se joue dans les cabinets d’avocats. Bienvenue dans le National Divorce Month, ce moment fascinant oĂč l’AmĂ©rique dĂ©cide, avec son pragmatisme bien connu, de purger ses excĂ©dents conjugaux.

    C’est un phĂ©nomĂšne statistique brutal : dĂšs le retour des vacances, les recherches Google pour « divorce » montent en flĂšche (+33 %). Les avocats en droit de la famille, qui ont passĂ© dĂ©cembre Ă  peaufiner leur swing de golf en Floride, reviennent au bureau pour affronter ce qu’ils appellent le « Divorce Monday », le premier lundi de l’annĂ©e oĂč les standards implosent.

    Mais pourquoi cette urgence ? Les experts juridiques du site FindLaw, nous en donnent l’explication, entre hypocrisie sociale, calcul fiscal et sobriĂ©tĂ© radicale. Voici les trois clous qui scellent le cercueil du mariage amĂ©ricain en ce dĂ©but d’annĂ©e (le quatriĂšme va vous surprendre). 

    On ne touche pas Ă  la Holiday Card

    Si les vannes s’ouvrent en janvier, c’est parce que la cocotte-minute Ă©tait fermĂ©e hermĂ©tiquement depuis novembre. Comme le note FindLaw, les couples entrent en « hibernation conflictuelle » pour une raison simple : les enfants. Il faut leur offrir un « dernier hourra » (one last hoorah), une ultime illusion de magie. C’est l’impĂ©ratif sacrĂ© de la Holiday Card, cette photo oĂč tout est parfait, cadre, sourires, vĂȘtements, jusqu’au chien vraiment stylĂ© – vous allez bientĂŽt recevoir celle de French Morning, avec, Ă  coup sĂ»r, une rĂ©duction de 30% sur l’abonnement. 

    Mais dĂšs que le sapin atterrit sur le trottoir — oui, celui-lĂ  mĂȘme que vous avez payĂ© 230$ trois semaines plus tĂŽt au petit vendeur du coin de la rue —, le contrat de figuration expire. Le masque tombe avec une violence proportionnelle aux efforts fournis pour sourire sur la photo. Le sapin est sec, et, de toute Ă©vidence, le couple aussi.

    Joyeux Nouvel An Fiscal !

    Janvier ne marque pas seulement le dĂ©but d’une annĂ©e catastrophique pour les Cancer, Lion, Vierge, Balance et GĂ©meaux. Il marque aussi le dĂ©but d’une nouvelle annĂ©e d’imposition (Tax Year).

    Pour simplifier la paperasse administrative et repartir sur des bases comptables saines, il est plus « propre » de se sĂ©parer au 1er janvier. C’est le Marie Kondo de la fiscalitĂ© : on jette ce qui ne nous apporte plus de joie, ni de dĂ©duction d’impĂŽt.

    Pire encore : la stratĂ©gie du Bonus. Aux États-Unis, les bonus annuels tombent souvent fin dĂ©cembre. Or, dans de nombreux États, le conjoint a droit Ă  la moitiĂ© des gains accumulĂ©s pendant le mariage. Les avocats dĂ©crivent sans fard le comportement du « conjoint avisĂ© » (savvy spouse) : il ou elle rafraĂźchit l’application de la banque toutes les dix minutes le 31 dĂ©cembre, attend que le virement apparaisse… et marque le dĂ©but des hostilitĂ©s. 

    Sans alcool, le mariage est quand mĂȘme moins rock and roll 

    Bien sĂ»r, vous pouvez arrĂȘter de boire quand vous voulez. Mais sachez quand mĂȘme que la sobriĂ©tĂ© de janvier (Dry January) est une arme Ă  double tranchant. Pour de nombreux couples Ă  bout de souffle, le Chardonnay de 7pm agissait comme un « amortisseur de frictions » bienvenu, permettant de passer sur pas mal de dĂ©fauts du conjoint.

    Sauf que sans cet anesthĂ©siant conjugal, la rĂ©alitĂ© du couple apparaĂźt tout Ă  coup en Ultra Haute DĂ©finition, brute et sans filtre. Comme le raconte une chroniqueuse de Refinery29, la privation d’alcool transforme souvent la tolĂ©rance en irritation pure : « I can’t wait until you can drink again » (J’ai hĂąte que tu te remettes Ă  boire) devient la phrase la plus prononcĂ©e (souvent seulement dans la tĂȘte) dans les foyers amĂ©ricains. Ce qui Ă©tait une dĂ©marche santĂ© se transforme en crash-test relationnel : Ă  l’eau pĂ©tillante, votre conjoint n’est plus charmant, il est juste insupportable.

    L’Amour sous KPI (Key Performance Indicators)

    Enfin, il y a cette manie trÚs américaine de gérer sa vie privée comme une start-up de la Silicon Valley. Janvier étant la saison des évaluations annuelles (Performance Reviews) en entreprise, la contamination gagne inévitablement la chambre à coucher.

    FindLaw parle joliment de « l’espoir du renouveau ». Mais traduit en langage corporate, cela ressemble surtout Ă  un « Relationship Audit ». Comme le rapportait une enquĂȘte du Wall Street Journal, de plus en plus de couples s’assoient en janvier pour Ă©valuer leur « performance ». Fini le flou romantique, place aux feedbacks constructifs : Le retour sur investissement Ă©motionnel (ROI) est-il suffisant ?

    Certains vont mĂȘme jusqu’Ă  placer leur conjoint en « PIP » (Performance Improvement Plan), comme un employĂ© sous-performant qu’on menacerait de licenciement s’il laisse encore traĂźner ses affaires ou qu’il ne nettoie pas le lavabo aprĂšs s’est brossĂ© les dents. Si les indicateurs restent au rouge en janvier, la sentence tombe avec la froideur d’un conseil d’administration : on coupe les coĂ»ts (cut the losses). On ferme la filiale.

    Et pour ceux qui n’ont pas les moyens ?

    Heureusement il existe une solution de replis si vous ne pouvez pas vous payer l’avocat (car le divorce coĂ»te souvent plus cher que le mariage). Un plan Plan B low-cost. Le site de rencontres extra-conjugales Ashley Madison rapporte chaque annĂ©e un pic massif d’inscriptions en janvier. C’est la rĂ©solution cachĂ©e du « New Year, New Lover ». Faute de pouvoir quitter le navire pour des raisons fiscales, on s’offre une croisiĂšre ailleurs. 

  • Tourisme, transports, lois locales : Tout ce qui change en 2026

    Le dĂ©but de l’annĂ©e voit l’entrĂ©e en vigueur de nouvelles lois, fĂ©dĂ©rales et locales, certaines inĂ©dites aux États-Unis, qui vont marquer votre quotidien. En matiĂšre de tourisme et de transports, des nouveautĂ©s Ă©galement. Petit tour d’horizon de ce qui change en 2026.

    Tourisme

    Taxe d’hĂ©bergement

    Depuis le 1er janvier, HawaĂŻ est devenu le premier État amĂ©ricain Ă  augmenter sa taxe sur l’hĂ©bergement touristique pour faire face aux consĂ©quences du changement climatique. La Green Fee augmente de 0,75% la taxe dĂ©jĂ  appliquĂ©e sur le prix des chambres, portant son taux Ă  11% du prix de chaque nuitĂ©e dans les hĂŽtels, les locations de vacances de courte durĂ©e et mĂȘme Ă  bord de bateaux de croisiĂšre. Cette « taxe verte » devrait rapporter prĂšs de 100 millions de dollars par an Ă  l’archipel, une somme destinĂ©e Ă  financer des projets tels que l’approvisionnement en sable des plages Ă©rodĂ©es ou l’Ă©limination des plantes envahissantes, comme celles qui ont alimentĂ© l’incendie meurtrier Ă  Maui en aoĂ»t 2023. 

    Parcs nationaux 

    • Depuis le 1er janvier, les touristes non-amĂ©ricains paient plus cher l’entrĂ©e des parcs nationaux aux États-Unis. Le pass « America the Beautiful », qui permet d’accĂ©der Ă  plus de 2 000 sites du pays, est passĂ© de 80$ Ă  250$ pour les non-rĂ©sidents. Pour les touristes qui n’ont pas le pass annuel, l’entrĂ©e dans 11 des parcs les plus frĂ©quentĂ©s coĂ»te 100 dollars par personne, en plus du billet d’accĂšs habituel. Les parcs concernĂ©s sont Yosemite, Yellowstone, Grand Canyon, Joshua Tree, Zion, Great Smoky Mountains, Rocky Mountain, Acadia, Grand Teton, Olympic et Glacier (notre article).

    En revanche pour ceux qui possĂšdent la carte verte ou la citoyennetĂ© amĂ©ricaine, les jours d’entrĂ©e gratuite aux parcs (Fee-Free Days) seront plus nombreux, passant de 6 Ă  10 jours.

    Voyage sous ESTA aux États-Unis

    • À partir du 9 fĂ©vrier, les informations Ă  fournir pour obtenir une autorisation Ă©lectronique de voyager (ESTA) pourraient ĂȘtre beaucoup plus importantes, si la mesure annoncĂ©e le mois dernier entre en vigueur : 5 ans d’historique des rĂ©seaux sociaux, les adresses Ă©lectroniques utilisĂ©es lors des 10 derniĂšres annĂ©es, ainsi que les numĂ©ros de tĂ©lĂ©phone et les adresses personnelles des membres de leur famille proche (notre article).

    Transports

    Avion 

    Deux nouvelles liaisons seront lancĂ©es cette annĂ©e entre la France et les États-Unis : 

    • Le 15 avril, Air France ouvrira une route directe Paris-Roissy (CDG) vers Las Vegas (Harry Reid International Airport), 19e liaison de son rĂ©seau amĂ©ricain, Ă  raison de trois vols/semaine sur Airbus A350 (lundi, mercredi, samedi) (notre article).
    • Le 17 mai, Delta Air Lines lancera une liaison directe entre Nice (aĂ©roport Nice CĂŽte d’Azur) et Boston (Logan International Airport), renforçant les connexions entre la CĂŽte d’Azur et l’AmĂ©rique du Nord, avec des vols frĂ©quents et sur des appareils modernes comme l’Airbus A350. 
    • Delta qui arrĂȘte, ce 5 janvier, sa ligne New York (JFK)-Bruxelles aprĂšs 34 ans de service -Brussels Airlines (JFK) et United Airlines (EWR) seront donc les principales compagnies sur New York- mais rouvrira sa liaison Atlanta-Bruxelles le 8 mars prochain.
    • À noter le lancement en juin, par Royal Air Maroc (RAM) d’une liaison directe entre Casablanca (CMN) et Los Angeles (LAX), une premiĂšre entre l’Afrique et la cĂŽte Pacifique amĂ©ricaine. 

    Train 

    • Le 1er avril, un nouveau train de luxe Ă©quipĂ© de siĂšges inclinables et d’immenses fenĂȘtres panoramiques s’élancera dans le Sud-Ouest amĂ©ricain. Le Canyon Spirit, conçu par les Canadiens Ă  l’origine du cĂ©lĂšbre Rocky Mountaineer, partira de Denver pour rejoindre, en trois nuits, Salt Lake City (d’autres itinĂ©raires sont Ă©galement proposĂ©s. TraversĂ©e de canyons, falaises rougeoyantes et expĂ©riences gastronomiques Ă  bord sont au programme. Les rĂ©servations sont dĂ©jĂ  ouvertes.

    Nouveautés locales

    New York

    • Depuis le 1er janvier, le dĂ©mocrate Zohran Mamdani dirige la mairie, une municipalitĂ© au budget de 116 milliards de dollars.
    • Depuis le 4 janvier, le prix du ticket de mĂ©tro augmente de 10 cents, passant de 2,90$ Ă  3$. Par ailleurs, la vente des MetroCards est dĂ©finitivement arrĂȘtĂ©e, remplacĂ©e par le systĂšme OMNY tap-to-pay, aprĂšs 32 ans de service. Si vous en possĂ©dez encore, alimentĂ©es de quelques dollars, vous pouvez les utiliser – la MTA n’a pas encore prĂ©cisĂ© quand elle arrĂȘtera leur utilisation – mais attention Ă  la hausse du prix du trajet.
    • À partir du 26 janvier, les applications de livraisons de nourriture, comme Uber Eats et Instacart, devront proposer une option de pourboire d’au moins 10% avant ou au moment de la commande – l’option est proposĂ©e aprĂšs livraison jusqu’Ă  prĂ©sent. Les grands groupes de livraison ont tentĂ© en vain de faire Ă©chouer le vote de cette loi, estimant que la suggestion d’un tip avant la livraison dĂ©motiverait leurs clients d’utiliser leur plateforme par « lassitude du pourboire ».
    • À partir du 6 fĂ©vrier, la communautĂ© catholique de New York accueillera un nouvel archevĂȘque : Ronald Hicks succĂšdera au cardinal Timothy Dolan, qui a prĂ©sentĂ© sa dĂ©mission Ă  l’Ăąge de 75 ans. Ronald Hicks est, comme le pape LĂ©on XIV, originaire de la rĂ©gion de Chicago.

    Virginie 

    • Une premiĂšre aux États-Unis : la Virginie plafonne le temps d’utilisation des rĂ©seaux sociaux pour les mineurs. Depuis le 1er janvier, les enfants de moins de 16 ans ne peuvent passer qu’une heure par jour sur chaque plateforme, sauf si les parents autorisent une durĂ©e plus longue. Cette loi vise Ă  responsabiliser directement les grands groupes tech comme TikTok, Meta et YouTube.

    Texas

    • Comme en Virginie, une nouvelle loi au Texas vise Ă  limiter l’utilisation des rĂ©seaux sociaux : elle exige la vĂ©rification de l’Ăąge des utilisateurs avant le tĂ©lĂ©chargement d’une application mobile et les jeunes de moins de 18 ans devront obtenir l’autorisation de leurs parents pour tĂ©lĂ©charger une app.
    • Depuis le 1er janvier Ă©galement, l’utilisation de l’IA se veut plus encadrĂ©e (loi votĂ©e avant le dĂ©cret de Donald Trump signĂ© en dĂ©cembre visant Ă  limiter les rĂ©glementations des États en matiĂšre d’IA). Le « Texas Responsible Artificial Intelligence Governance Act » interdit le dĂ©veloppement d’IA visant intentionnellement Ă  encourager l’automutilation ou les crimes contre autrui. Elle interdit Ă©galement au gouvernement d’utiliser l’IA pour collecter les donnĂ©es biomĂ©triques des citoyens.

    Floride 

    Depuis le 1er janvier, Miami est dirigĂ©e par une nouvelle maire : Eileen Higgins, Ă©lue au second tour le mois dernier, premiĂšre femme Ă  la tĂȘte de la ville et premiĂšre dĂ©mocrate en 28 ans.

    • À partir du 20 janvier, le service gratuit de navette fluviale entre Miami et Miami Beach, testĂ©e le mois dernier durant la Miami Art Week et Art Basel, devient permanent. Une bonne façon de traverser la baie de Biscayne en Ă©vitant les embouteillages.
    • Une bonne nouvelle en matiĂšre de santĂ© publique : les rĂ©gimes d’assurance maladie de Floride doivent dĂ©sormais prendre entiĂšrement en charge les examens de dĂ©pistage du cancer du sein, sans frais supplĂ©mentaires, y compris ceux, supplĂ©mentaires, que peuvent demander les mĂ©decins.

    Californie

    • Depuis le 1er janvier, tous les sacs en plastique, y compris les versions rĂ©utilisables plus Ă©paisses encore disponibles dans les supermarchĂ©s, sont interdits (cette nouvelle loi renforce l’interdiction, en vigueur depuis 2014, des plastiques Ă  usage unique). Les magasins ne pourront donc distribuer que des sacs en papier recyclĂ©, facturĂ©s au minimum 10 cents.
    • Depuis le 1er janvier, les appartements Ă  la location doivent ĂȘtre obligatoirement Ă©quipĂ©s d’un rĂ©frigĂ©rateur et d’une cuisiniĂšre.
    • Dans le cadre de sa lutte contre les prix Ă©levĂ©s des mĂ©dicaments sur ordonnance, la Californie devient le premier État Ă  vendre de l’insuline sous sa propre marque, « CalRx », et Ă  un prix abordable (11 dollars le stylo Ă  insuline). Les copayments pour l’insuline sont dĂ©sormais plafonnĂ©s Ă  35$/mois pour de nombreux rĂ©gimes d’assurance maladie rĂ©glementĂ©s par l’État.
    • En juillet, la Californie deviendra la premier État Ă  exiger des restaurants qu’ils listent, sur leurs menus, les principaux allergĂšnes alimentaires.

    Wyoming

    • Une premiĂšre aux États-Unis : si vous habitez le Wyoming et que n’ĂȘtes pas citoyen amĂ©ricain, vous verrez sur votre nouveau permis de conduire ou votre ID de l’État la mention « Non-citoyen amĂ©ricain » (cette loi ne s’applique pas rĂ©troactivement aux personnes qui possĂšdent dĂ©jĂ  leur permis).

    Géorgie

    • Sur les vĂ©hicules de cet État, vous pourrez voir apparaĂźtre de nouvelles plaques d’immatriculation qui n’existent nulle part ailleurs (pour le moment en tout cas) : elles affichent une image du drapeau amĂ©ricain avec la mention « America First ». L’entrĂ©e en vigueur d’une nouvelle loi permet dĂ©sormais aux habitants de la GĂ©orgie de « montrer leur soutien au prĂ©sident Trump et Ă  son mouvement, Ă  chaque kilomĂštre parcouru », a expliquĂ© le sĂ©nateur rĂ©publicain Steve Gooch, auteur de ladite loi. Un soutien qui a un coĂ»t : 90$ la plaque la premiĂšre annĂ©e, puis 55$ Ă  chaque renouvellement, contre 20$/an pour une plaque d’immatriculation ordinaire.
  • Bourses scolaires 2026-2027 Ă  NY: Prendre rendez-vous au consulat avant le 20 fĂ©vrier

    Le Consulat gĂ©nĂ©ral de France Ă  New York ouvre, ce lundi 5 janvier 2026, sa premiĂšre campagne des bourses scolaires pour la rentrĂ©e 2026-2027. Qu’il s’agisse d’une premiĂšre demande de bourse car vous venez d’arriver dans la circonscription (New York, New Jersey, Connecticut et Bermudes), ou d’un renouvellement pour la rentrĂ©e prochaine, vous avez jusqu’au vendredi 20 fĂ©vrier pour dĂ©poser votre dossier lors d’un rendez-vous au consulat.

    Le dĂ©pĂŽt du dossier s’effectue lors d’un entretien obligatoire avec le service social du consulat – un rendez-vous par famille, un seul parent est nĂ©cessaire. Il est conseillĂ© de prendre rendez-vous ici le plus tĂŽt possible.

    Le conseil consulaire des bourses se rĂ©unit une premiĂšre fois au printemps. Il Ă©met un avis et fait des propositions soumises Ă  l’avis de la Commission nationale des Bourses qui se rĂ©unit Ă  Paris en juin. Les familles sont ensuite avisĂ©es individuellement par courrier de la dĂ©cision prise par cette commission.

    Pour rappel, peuvent bĂ©nĂ©ficier d’une bourse, au sein de la circonscription consulaire de New York (New York, New Jersey, Connecticut et Bermudes), les enfants scolarisĂ©s dans un Ă©tablissement relevant de l’AEFE et qui remplissent les critĂšres suivants :

    • ĂȘtre de nationalitĂ© française 
    • ĂȘtre inscrits ou en cours d’inscription dans un Ă©tablissement homologuĂ© par l’AEFE. Seuls les cursus français de ces Ă©tablissements (de la maternelle Ă  la terminale) sont Ă©ligibles et non les cursus internationaux IB
    • ĂȘtre ĂągĂ©s d’au moins 3 ans au 31 dĂ©cembre 2026
    • ne pas avoir plus d’un an de retard en primaire et plus de deux ans de retard dans le secondaire
    • rĂ©sider avec au moins l’un des parents dans la circonscription consulaire de New York
    • ĂȘtre inscrits au registre mondial des Français Ă©tablis hors de France, tout comme la personne qui effectue la demande de bourses (pĂšre ou mĂšre) 
    • La famille ne doit plus percevoir de prestations familiales de la part de la CAF (un certificat de radiation est requis pour les familles dont les enfants ont rĂ©sidĂ© en France)
    • Les agents de droit public (y compris contractuels) en poste Ă  l’étranger ne sont pas Ă©ligibles au dispositif.

    Au sein de la circonscription de New York, 9 Ă©tablissement sont homologuĂ©s, pour tous les niveaux ou pour certains : le LycĂ©e Français de New York (LFNY, homologuĂ© de la petite section de maternelle Ă  la Terminale); le LycĂ©e Franco-AmĂ©ricain de New York (FASNY, homologuĂ© de la petite section de maternelle Ă  la Terminale); The Ecole (EINY, homologuĂ©e de la petite section de maternelle Ă  la 4e); la French American School of Princeton (FASP, homologuĂ©e de la petite section de maternelle Ă  la 4e); la French American Academy (FAA, homologuĂ©e de la petite section de maternelle Ă  la 4e); l’United Nations International School (UNIS, homologuĂ©e du CE1 au CM2); le Lyceum Kennedy (homologuĂ© de la petite section de maternelle Ă  la 3e); l’International School of Brooklyn (ISB, homologuĂ©e de la petite section de maternelle au CE2); la Tessa International School (homologuĂ©e de la petite section de maternelle Ă  la grande section de maternelle).

    Pour connaĂźtre l’appellation des diffĂ©rents niveaux dans le systĂšme Ă©ducatif amĂ©ricain et leurs Ă©quivalents français : Les classes aux États-Unis et leurs Ă©quivalents français.

  • Guy Mounier, CEO d’Aptivio : « Dans un monde d’agents IA, repositionner l’Ă©cole sur les soft skills »

    Fort de son diplĂŽme de CentraleSupĂ©lec et d’un master en mathĂ©matiques de Harvard, Guy Mounier se lance en 2004 dans l’entreprenariat. Son domaine d’expertise, ce sont les donnĂ©es d’entreprise. Sa premiĂšre start-up, BA Insights, permet aux cabinets d’avocats, cabinets de consultants et sociĂ©tĂ©s informatiques de dĂ©velopper une vue plus approfondie de leurs clients, incluant des donnĂ©es non structurĂ©es : « nous analysions toutes les interactions avec les clients pour ajouter aux donnĂ©es classiques des donnĂ©es d’intelligence relationnelle ». Il la revendra, dix ans plus tard, Ă  une entreprise de logiciels amĂ©ricaine.

    SitĂŽt vendue sa premiĂšre entreprise, il lance la seconde, toujours dans la collecte et l’analyse de donnĂ©es, pour des banques cette fois. Le secteur bancaire est tenu de bien connaĂźtre ses clients (« Know Your Customer ») et Consumer Matrix propose d’agrĂ©ger donnĂ©es internes et externes sur les prospects et clients. Mais l’accĂšs aux donnĂ©es dans une banque est une entreprise longue qui se concilie mal avec les contraintes de temps des startups. Guy Mounier revend les actifs de la startup quatre ans plus tard Ă  une entreprise de services financiers.

    Bienvenue dans le capitalisme de surveillance

    Jamais deux sans trois : Aptivio, la troisiĂšme aventure entrepreneuriale du Français, voit le jour en 2019 Ă  New York. Le brief n’a pas beaucoup changĂ© : aider les entreprises Ă  collecter des donnĂ©es stratĂ©giques sur leurs prospects et clients. La start-up se spĂ©cialise sur la prĂ©diction de l’intention d’achat, pour identifier puis qualifier les prospects. « Nous analysons le comportement des prospects, Ă  la fois dans leurs relations avec nos vendeurs, et en dehors avec nos partenaires, pour en dĂ©duire leur intention d’achat ».

    Par donnĂ©es externes, comprenez : ce qu’ils cherchent sur les moteurs de recherche et sur les rĂ©seaux sociaux, avec qui ils se connectent sur LinkedIn
 Car les rĂšglementations RGPD et autres sur la confidentialitĂ© des donnĂ©es ne s’appliquent pas aux entreprises. « Tous les clics faits dans le cadre professionnel, soit 15% du trafic sur internet, sont trackĂ©s et monĂ©tisĂ©s par les data collectives et ad exchanges, dit-il. GrĂące aux mots clĂ©s recherchĂ©s sur Google, et enregistrĂ©s par le ad clic, nous sommes capables de deviner qu’une entreprise rĂ©flĂ©chit Ă  adopter un nouveau systĂšme de CRM avant mĂȘme qu’elle ne contacte des prestataires potentiels. Nous surveillons aussi les nouvelles connections sur LinkedIn, notamment avec les compĂ©titeurs directs
 ».

    Tout ceci a un nom : le « surveillance capitalism », ou capitalisme de surveillance, majoritairement en ligne mais pas seulement. « Les institutions financiÚres utilisent des images satellites pour compter les voitures sur les parkings de Walmart et prédire les revenus du trimestre, ou des drones pour surveiller les champs et anticiper si les agriculteurs auront une bonne ou une mauvaise année ».

    Quand les agents IA remplacent les équipes de vente

    Constatant que le rĂŽle de Sales Representative est de plus en plus confiĂ© Ă  des agents IA, Aptivio lance un nouveau produit pour aider ses clients Ă  recruter ces vendeurs d’un type nouveau. « Une partie de plus en plus grande de la prospection peut aujourd’hui ĂȘtre automatisĂ©e par l’IA : les agents IA envoient des messages ultra-pertinents, par email ou sur LinkedIn. Ils rĂ©pondent aux appels d’offre, prĂ©parent des prĂ©sentations commerciales de qualitĂ©, aident les commerciaux Ă  prĂ©parer une rĂ©union client. BientĂŽt, ils feront eux-mĂȘmes les premiers appels de prospection. »

    Aptivio lancera au premier trimestre de cette nouvelle annĂ©e 2026 une place de marchĂ© pour mettre en relation ses clients avec les entreprises qui fournissent les agents IA, et leur permettre de rĂ©munĂ©rer ces agents au succĂšs : clic d’un prospect sur un email, prise d’un rendez-vous commercial, vente. « La tarification basĂ©e sur les rĂ©sultats (outcome based pricing, ou « pay as you earn ») est en train de devenir la norme avec les plateformes agentiques ».

    L’entreprise de 30 personnes, qui affiche un chiffre d’affaires de 10 millions de dollars, vient d’en lever 75 millions d’un fonds de private equity basĂ© Ă  DubaĂŻ pour mener Ă  bien ce projet. Si les ventes et le marketing sont basĂ©es, comme Guy Mounier, Ă  New York, les Ă©quipes d’ingĂ©nierie sont, elles, dĂ©localisĂ©es Ă  Paris (en partenariat avec le centre d’IA de la Sorbonne), Lisbonne et Abu Dhabi.

    Demain, des communications entre agents IA

    Le marchĂ© des agents IA est en pleine explosion. « Il va remplacer le marchĂ© du software-as-a-Service (SaaS), devenu obsolĂšte avec des interfaces statiques et lourdes, et des prix trop Ă©levĂ©s », prĂ©dit Guy Mounier. Demain, des communications d’agent IA Ă  agent IA ? « Aujourd’hui, la prioritĂ© est d’utiliser des agents IA comme copilotes des vendeurs. Demain, les mĂȘmes agents viendront Ă©pauler les acheteurs, les partenaires. On verra de plus en plus de communications directes entre agents IA, pour prĂ©qualifier une rĂ©union par exemple ».

    Les consĂ©quences sur les humains seront profondes. « Le rĂŽle du vendeur, par exemple, continuera d’exister, mais il sera davantage un rĂŽle de stratĂšge et de psychologue que les rĂŽles juniors que nous connaissons aujourd’hui. Ce qui pose la question de comment nous allons former les jeunes, car on apprend beaucoup dans ces rĂŽles de dĂ©but de carriĂšre. Il va falloir crĂ©er des formes de coaching accĂ©lĂ©rĂ©, et repositionner l’école sur les soft skills, l’intelligence relationnelle et crĂ©ative ». Un enjeu de taille pour le secteur de l’éducation dans le monde entier, Ă  commencer par l’école Ă  la française, plus rĂ©putĂ©e pour ses hard skills (compĂ©tences techniques et connaissances) que pour ses soft skills !

  • OĂč acheter sa galette des rois dans la Baie de San Francisco ?

    À peine les fĂȘtes rangĂ©es, la galette des rois entre en scĂšne et ravive les appĂ©tits de janvier ! VĂ©ritable madeleine de Proust, elle sĂ©duit autant les Français expatriĂ©s que les gourmets californiens. Feuilletage dorĂ©, frangipane fondante ou King Cake revisitĂ© : la douceur de l’Épiphanie est Ă  l’honneur. DĂ©couvrez notre sĂ©lection des meilleures adresses de la baie de San Francisco pour savourer cette tradition ludique et gourmande le mardi 6 janvier
 et au-delĂ  !

    San Francisco

    Maison Nico

    AdulĂ©e pour ses pĂątĂ©s en croĂ»te, ses terrines et ses pithiviers d’exception, Maison Nico sĂ©duit tout autant par son savoir-faire pĂątissier et ses viennoiseries, Ă  l’image de ses brioches feuilletĂ©es signatures. Pour l’Épiphanie, l’adresse, sacrĂ©e Grand Prix du Meilleur Croissant 2023 Ă  San Francisco, perpĂ©tue la tradition avec deux galettes des rois : une frangipane classique aux amandes, intemporelle, et une version chocolat–noisette, plus gourmande. ProposĂ©es pour 8 Ă  10 parts, elles sont affichĂ©es Ă  56$ pour la galette traditionnelle et 61$ pour l’interprĂ©tation chocolat–noisette, livrĂ©es avec fĂšve en cĂ©ramique et couronne. Disponibles du 6 au 31 janvier, prĂ©commandes en ligne ici. Maison Nico, 710 Montgomery St., SF – (415) 359-1000

    Le Marais Bakery

    En ce dĂ©but d’annĂ©e, Le Marais Bakery enchante l’Épiphanie avec deux galettes des rois : une classique Ă  la crĂšme d’amande gĂ©nĂ©reuse et une dĂ©clinaison normande garnie d’une compote maison de pommes locales issues de K&J Orchards. RĂ©compensĂ©e du Prix du Public du Meilleur Croissant 2023 Ă  San Francisco, l’enseigne privilĂ©gie des ingrĂ©dients biologiques et locaux, du feuilletage Ă  la garniture. Sa signature ? Une pĂąte feuilletĂ©e au seigle, plus lĂ©gĂšre et croustillante, sublimĂ©e par un tourage inversĂ© qui exalte la saveur du beurre. ProposĂ©es Ă  50 $, ces galettes pour huit personnes s’accompagnent d’une couronne dorĂ©e et d’une fĂšve en cĂ©ramique importĂ©e de France. Commandes en boutique ou en ligne via Square et Doordash. Le Marais Bakery, 3 adresses : 498 Sanchez St., SF – (415) 872-9026; 1138 Sutter St., SF – (415) 872-9694; 250 E Blithedale Av., Mill Valley – (415) 888-3695

    Juniper

    Juniper fĂȘte l’Épiphanie avec deux galettes : frangipane classique ou noisette-marrons, en feuilletage inversĂ© au beurre Beurremont.

    LaurĂ©at du Best Croissant in SF 2024 et distinguĂ© pour sa crĂ©ation originale du croissant Cubano, le cafĂ©-boulangerie Juniper, Ă  l’angle de Polk et Pine Street, cĂ©lĂšbre l’Épiphanie avec deux galettes et une pĂąte feuilletĂ©e dont la cheffe Amy Chen a le secret. La premiĂšre met Ă  l’honneur une frangipane classique (38$), tandis que la seconde explore une note plus crĂ©ative, mĂȘlant frangipane Ă  la noisette, purĂ©e de marrons et Ă©clats de marrons glacĂ©s (48 $). RĂ©alisĂ©es en pĂąte feuilletĂ©e inversĂ©e au beurre Beurremont (83% de MG), elles offrent un feuilletage fin et un fondant exquis, pour 6 Ă  8 personnes, avec fĂšve et couronne incluses. PrĂ©commandes via Hotplate (inscription Ă  la liste SMS recommandĂ©e). Juniper, 1401 Polk St., SF

    One65

    CĂŽtĂ© douceurs, la pĂątisserie du rez-de-chaussĂ©e de One65, l’adresse sur quatre Ă©tages dĂ©diĂ©e Ă  la cuisine française du chef Claude Le Tohic (ancien chef de JoĂ«l Robuchon) Ă  Union Square, met Ă  l’honneur la galette des rois Ă  la frangipane, dans une crĂ©ation dĂ©licieusement rĂ©gressive. PrĂ©vue pour 6 Ă  8 personnes et proposĂ©e Ă  46$, elle se pare d’une fĂšve en porcelaine et d’une couronne en papier dorĂ©. À commander en ligne ici, elle sera disponible en retrait ou en livraison les week-ends des 3 et 10 janvier. One65, 165 O’Farrell St., San Francisco â€“ (415) 814-8888

    Thorough Bread & Pastry

    À Castro, la boulangerie-pñtisserie de Michel Suas, fondateur du San Francisco Baking Institute (SFBI)
    revisite la galette des rois avec une dĂ©licieuse version crĂšme d’amande–framboise, Ă  32 $ pour 8 personnes. À dĂ©guster Ă©galement Ă  la part (4$), accompagnĂ©e d’une fĂšve en cĂ©ramique peinte Ă  la main et de sa couronne. Sans rĂ©servation : First come, first served! Thorough Bread & Pastry, 248 Church St. – (415) 558-0690

    RĂ©vĂ©lĂ©e en ligne grĂące au bouche-Ă -oreille, la pĂątisserie Carousel, laurĂ©ate du Prix de la Meilleure CrĂ©ation Originale au concours Best Croissant San Francisco 2025, inaugure son premier cafĂ©-boutique au Tilden Hotel, Ă  Union Square. Aux commandes du Carousel, JĂ©rĂ©mie Mullet â€” passĂ© par Mademoiselle Colette et Le Marais Bakery â€” propose deux galettes des rois au feuilletage croustillant au beurre AOP de Normandie pour 8 Ă  10 convives : classique, garnie d’une gĂ©nĂ©reuse frangipane (50$), ou revisitĂ©e, frangipane-pistache et confit de pamplemousse (55$). Chaque galette est accompagnĂ©e d’une couronne et d’une fĂšve en forme de mini-ustensiles ou de couronne. À commander ici. Carousel Patisserie, 345 Taylor St., SF

    Péninsule & Silicon Valley

    Maison Alyzee

    Galettes des rois Maison Alizée : classique ou Apple Sarrasin, le choix est cornélien !

    La galette des rois se pare de ses plus beaux atours chez Maison Alizee. RĂ©alisĂ©e dans une pĂąte feuilletĂ©e inversĂ©e au beurre AOP de Normandie, la Galette Traditionnelle aux amandes marie frangipane aux amandes torrĂ©fiĂ©es et gousse de vanille de Tahiti (4–6 pers. 52$ | 6–8 pers. 62$ | 8–10 pers. 75$), tandis que la Signature Apple Sarrasin associe frangipane aux amandes torrĂ©fiĂ©es, farine et graines de sarrasin torrĂ©fiĂ©es et pommes bio caramĂ©lisĂ©es (4–6 pers. 56$ | 6–8 pers. 66$ | 8–10 pers. 80 $). Une Ă©dition limitĂ©e en forme de cƓur (5 pers. : 56$) complĂšte cette collection festive. Toutes sont livrĂ©es avec fĂšve et couronne, disponibles jusqu’à fin janvier en boutique ou sur prĂ©commande ici. Maison Alizee, deux adresses : 1208 Burlingame Av., Burlingame – (650) 425-7294 ; 212 Castro St., Mountain View – (650) 960 1212

    Douce France

    À Palo Alto, le salon de thĂ©-boulangerie Douce France marque le dĂ©but d’annĂ©e avec une galette des rois unique, fidĂšle Ă  la tradition. Son feuilletage dorĂ© et croustillant cache un cƓur gĂ©nĂ©reux mĂȘlant frangipane et crĂšme pĂątissiĂšre Ă  la vanille, subtilement parfumĂ©e. Conçue pour 8 Ă  10 convives, la galette est proposĂ©e Ă  40$, fĂšve et couronne incluses, et se commande directement sur place, par email ou par tĂ©lĂ©phone. Douce France, 855 El Camino Real, #104, Town & Country Village, Palo Alto – (650) 322-3601

    Fleur de Cocoa

    Adresse prisĂ©e des amateurs de douceurs, le pĂątissier-chocolatier Fleur de Cocoa offre pour l’Épiphanie une galette des rois traditionnelle Ă  la frangipane, fidĂšle aux codes de la pĂątisserie française. DĂ©clinĂ©e en trois formats — part individuelle (7,50$), petite (4 Ă  6 parts, 58$) et grande (6 Ă  8 parts, 68$) — elle s’accompagne d’une fĂšve en porcelaine et de sa couronne, pour prolonger le rituel. Disponible tout au long du mois de janvier, la galette se prĂ©commande par email, par tĂ©lĂ©phone ou directement en boutique. Fleur de Cocoa, 39 N Santa Cruz Av., Los Gatos – 408-354-3574

    East Bay

    La Noisette Sweets

    À Berkeley, Alain Shocron met Ă  l’honneur la galette frangipane dans ce qu’elle a de plus rĂ©confortant : pĂąte feuilletĂ©e dorĂ©e et fondante au beurre français, parfumĂ©e d’arĂŽmes naturels, accompagnĂ©e d’une jolie fĂšve en cĂ©ramique importĂ©e de France et d’une couronne. Un classique de notre enfance, Ă  50$ pour 10 Ă  12 personnes (rĂ©servation conseillĂ©e, stocks limitĂ©s). Envie de bousculer la tradition ? Sur commande 72 h Ă  l’avance : galettes pistache ou chocolat-noisette Ă  80 $ pour 10 Ă  12 gourmands. À noter : son pralinĂ© maison, vĂ©ritable signature du chef. Commandes jusqu’à fin janvier, en ligne ou par tĂ©lĂ©phone. La Noisette Sweets, 2701 8th St., Suite 116, Berkeley – (510) 813-8300

    Maison Benoit

    Maison Benoit : tradition et gourmandise avec la galette classique, audace et plaisir avec la version chocolat–cacahuùte.

    En ce mois de janvier, Maison Benoit, couronnĂ©e du Grand Prix du Best Croissant 2025 Ă  San Francisco, prolonge la magie des fĂȘtes avec deux galettes des rois dĂ©licatement travaillĂ©es. Aux cĂŽtĂ©s de Lucile Espeillac, cheffe boulangĂšre formĂ©e Ă  la Tour d’Argent, et de Matthieu Maulun, chef pĂątissier crĂ©atif, BenoĂźt Vialle signe des crĂ©ations Ă©lĂ©gantes. La galette classique se dĂ©guste en solo (8,50 $ la part) ou Ă  partager (6 personnes, 51 $), tandis que la version chocolat–cacahuĂšte (9,50 $ la part, 57 $ pour 6) marie gourmandise et douceur. FĂšve en cĂ©ramique et couronne incluses. À dĂ©couvrir tout le mois de janvier, en boutique ou en ligne, avec livraison possible. Maison Benoit, 402 Railroad Av., Danville – (408) 618 1683

    North Bay

    Amelie

    À Fairfax, la charmante boulangerie-pĂątisserie, cafĂ©-restaurant et bar Ă  vins Amelie cĂ©lĂšbre l’Épiphanie avec une galette des rois traditionnelle Ă  la frangipane, prĂ©parĂ©e avec du beurre d’Isigny et des amandes locales pour une texture fondante et dĂ©licieusement crĂ©meuse. PensĂ©e pour 6 Ă  8 convives (50 $), elle se prĂ©sente dans une boĂźte premium, accompagnĂ©e d’une fĂšve et d’une couronne en papier dorĂ©. Disponible Ă  partir du 6 janvier et tout le mois, Ă  commander par tĂ©lĂ©phone ou par email. Amelie, 71 Broadway Blvd, Fairfax – (628) 253-5161.

  • Sortie en salle de « Jeunes mĂšres » des frĂšres Dardenne

    Prix du meilleur scĂ©nario au dernier Festival de Cannes, « Jeunes mĂšres Â» (« Young Mothers ») de Luc et Jean-Pierre Dardenne raconte l’histoire de cinq adolescentes sans ressources hĂ©bergĂ©es dans un centre pour jeunes mĂšres, une maison maternelle prĂšs de LiĂšge. Jessica, NaĂŻma, Julie, Perla et Ariane doivent dĂ©cider de garder leur enfant ou de le confier Ă  l’adoption, chacune confrontĂ©e Ă  son passĂ©, son histoire familiale propre, dans leur choix d’une vie meilleure. 

    Un film diffĂ©rent pour les deux cinĂ©astes belges : « Jeunes mĂšres » ne suit pas un ou deux personnages mais cinq Ă  la fois, une premiĂšre pour les frĂšres Dardenne. « C’est le lieu (la maison maternelle) qui finalement a dĂ©cidĂ© du film », expliquaient-il sur France Inter en mai dernier, au moment de la sortie en France.  

    Le long-mĂ©trage sortira en salle aux États-Unis, distribuĂ© par Music Box Films, en dĂ©but d’annĂ©e 2026 : Ă  New York le vendredi 9 janvier Ă  l’IFC Center, la semaine suivante, le vendredi 16 janvier, dans plusieurs villes dont Los Angeles (Laemmle Royal)Seattle (SIFF Film Center) et Chicago (Gene Siskel Film Center), avant une sortie nationale aux États-Unis.

    Petite dĂ©ception pour les fans des Dardenne : le film n’a pas Ă©tĂ© retenu dans la short list des nominations pour l’Oscar du meilleur film en langue Ă©trangĂšre (cĂ©rĂ©monie le 15 mars 2026). 

  • Santa Cruz, nouvelle vague californienne

    Plein soleil sur Santa Cruz ! Blottie au creux de l’ocĂ©an Pacifique et des forĂȘts de sĂ©quoias, l’ancienne enclave hippie est aujourd’hui le repaire en vogue des esprits crĂ©atifs, des surfeurs et des Ă©tudiants en goguette. Une atmosphĂšre qui ravive les couleurs de cette station balnĂ©aire iconique des annĂ©es 1950, longtemps Ă©clipsĂ©e par sa voisine Monterey. Entre cool vibe, parfum de nostalgie et nonchalance californienne, Santa Cruz s’affirme comme escale de choix sur la mythique Route One.

    Bon baiser de Santa Cruz

    Santa Cruz, son Boardwalk et ses mythiques montagnes russes, comme sorties des génériques des séries américaines de notre enfance. ©Delphine Gallay ; ©Caleb Pudewell /Unsplash

    Son nom condense tout l’imaginaire californien et Ă©voque les gĂ©nĂ©riques des sĂ©ries amĂ©ricaines de notre enfance. À une 1h30 de voiture de San Francisco et Ă  proximitĂ© de la Silicon Valley, Santa Cruz incarne la douceur californienne. Le Boardwalk, plus ancien parc d’attractions de la cĂŽte Ouest, s’étire Ă  fleur d’ocĂ©an avec ses montagnes russes historiques, ses manĂšges rĂ©tro et ses cabanes Ă  Twinkies, tandis qu’au large, les surfeurs glissent sur la houle. Chaque soir, les couchers de soleil transforment la baie en scĂšne de théùtre, et dans les rues, beach cruisers, vans vintage et Tesla rutilantes se croisent, tĂ©moignant de la vitalitĂ© d’une ville Ă  la fois bohĂšme et ancrĂ©e dans son Ă©poque.

    The Swift: cafés, boutiques et apéros bohÚmes

    Le Swift Street Courtyard, Ă  Santa Cruz, microcosme inspirant de cafĂ©s, boutiques et bars, porte le nouveau souffle crĂ©atif de la ville, Ă  l’image du sĂ©duisant ApĂ©ro Club. © Delphine Gallay

    Pour capter l’énergie de Santa Cruz, direction le Swift Street Courtyard, dans le quartier de Westside. Ancienne usine de conditionnement de choux de Bruxelles, le lieu s’est muĂ© en microcosme crĂ©atif oĂč cafĂ©s, restaurants, bars, caves de dĂ©gustation, boutiques et Ă©choppes inspirĂ©es se cĂŽtoient. Son allure industrielle, son atmosphĂšre laid-back et l’engagement des commerçants pour une production locale et durable en font le point de ralliement en vogue des urbains, qui s’y attardent volontiers, flĂąnant d’une adresse Ă  l’autre. Parmi nos haltes favorites : le concept-store Cameron Marks, Margins Wine, Humble Sea Brewing Co., et l’ApĂ©ro Club, oĂč vins naturels, dĂ©co lĂ©chĂ©e et convivialitĂ© font merveille. Coup de cƓur absolu  pour ce bar Ă  vins feel good, au charme fou, qui fĂ©dĂšre la communautĂ© autour de pop-ups, DJ sets, soirĂ©es jeux et autres happenings festifs.

    Ces bonnes adresses qui font la ville

    Autre pĂ©pite de Santa Cruz : Bad Animal, un lieu oĂč livres, vins naturels et cuisine d’auteur crĂ©ent une expĂ©rience unique. © D.Gallay ; ©Cole Kraten

    Un peu partout en ville, les belles adresses se succĂšdent sans jamais se ressembler. Bad Animal, lui, bouscule les codes avec un concept hybride : librairie de livres rares et d’occasion, bar Ă  vins naturels et table d’auteur. Co-imaginĂ© par Andrew Sivak, ancien disciple de Lawrence Ferlinghetti — le poĂšte-libraire de City Lights Ă  San Francisco —, lui-mĂȘme formĂ© par George Whitman, grande figure du monde littĂ©raire parisien et fondateur de Shakespeare and Company, le lieu porte en lui un hĂ©ritage culturel profondĂ©ment transatlantique. On flĂąne entre les rayons, un verre Ă  la main, avant de s’attabler pour un dĂźner d’inspiration thaĂŻe signĂ© Hanloh Thai, la rĂ©sidence culinaire du moment. Ici, les mots se mĂȘlent aux saveurs, et la table devient le théùtre d’une mĂȘme ivresse : celle du partage et de l’esprit.

    Juste Ă  cĂŽtĂ©, le Red Room Cocktail Lounge fait figure de favori. InstallĂ© depuis 1887 dans le bĂątiment historique du Santa Cruz Hotel, il compte parmi les plus anciennes enseignes du comtĂ©. RĂ©tro, funky et plein de caractĂšre, ce dive bar Ă©clectique Ă  l’esprit speakeasy marie dĂ©coration shabby chic et ambiance chaleureuse. On s’y rĂ©gale de cocktails audacieux — du mojito Ă  la grenade au Jane Grey au thĂ© Earl Grey — tout en se laissant bercer par les concerts jazz live.

    Bain de nature

    Davenport, Ă  vol d’oiseau de Santa Cruz, rĂ©vĂšle ses merveilles naturelles, dont la sauvage Shark Fin Cove. © Delphine Gallay ; © Ali Burhan / Unsplash

    Aux premiĂšres loges du Pacifique, la West Cliff Drive, avec ses airs de Southern California, incarne l’esprit de la « Surf City ». Le long de cette promenade scĂ©nique, piĂ©tons et cyclistes en beach cruiser se laissent porter par la quiĂ©tude de la dolce vita californienne, tandis que les longboarders aguerris scrutent les vagues au large de Steamer Lane. Sur cette portion de route cĂŽtiĂšre de trois miles, la petite plage tranquille de Fair Avenue Beach est le secret le mieux gardĂ© des locaux.

    Si les coups de cƓur abondent le long de ce littoral enchanteur, qui serpente la cĂŽte nord de la baie de Monterey — de Pleasure Point Ă  Sea Cliff, en passant par Natural Bridges et les baraques colorĂ©es de Capitola, station balnĂ©aire rĂ©tro aux accents mĂ©diterranĂ©ens — c’est en remontant vers San Francisco, Ă  Davenport, Ă  une quinzaine de kilomĂštres seulement du tumulte joyeux du Boardwalk, que la magie opĂšre pleinement : un village de poche, cernĂ© de falaises et de plages secrĂštes — certaines accessibles par de petits sentiers escarpĂ©s —, dĂ©voile sa jetĂ©e abandonnĂ©e, photogĂ©nique Ă  souhait, le Davenport Pier, ainsi que la sauvage Shark Fin Cove, crique merveilleuse oĂč se niche une grotte marine. Un spectacle brut et poĂ©tique, d’une beautĂ© saisissante Ă  toute heure de la journĂ©e, sublimĂ© Ă  l’heure dorĂ©e !

    Santa Cruz, alias Surf City, entre héritage hippie et cool vibe californienne, déploie ses adresses laid-back et créatives le long de la mythique Route One. © Delphine Gallay
  • Espresso-martini prĂȘt Ă  boire, le pari amĂ©ricain de Geoffrey Giraud

    À Richmond, en Virginie, Geoffrey Giraud semble avoir trouvĂ© la recette du succĂšs : un espresso-martini prĂȘt Ă  boire. « La recette traditionnelle Ă  la vodka ou notre nouveau produit avec du bourbon », proposait l’entrepreneur français de 37 ans Ă  un couple venu Ă  la fĂȘte de NoĂ«l de l’ambassadeur de France Ă  Washington DC. Ses bouteilles de cocktail au cafĂ© sont aujourd’hui vendues dans plus de 220 magasins de l’État, un peu plus d’un an seulement aprĂšs le lancement de son entreprise, Karahiyo.

    Facile de deviner Ă  son accent chantant que Geoffrey Giraud est originaire du Sud, entre Carcassonne et Narbonne, rĂ©gion qu’il a quittĂ©e en 2009 pour une annĂ©e d’Ă©change Ă  l’UniversitĂ© de Minnesota-Morris en commerce international. Il est finalement restĂ© aux États-Unis, choisi pour dĂ©velopper la branche amĂ©ricaine de l’entreprise française CDA, qui fabrique des machines de conditionnement.

    Les cocktails prĂȘts Ă  boire de la marque Karahiyo. © Karahiyo

    Inspiré du carajillo mexicain

    Avec son visa E-2 en poche, il s’installe Ă  Richmond, la capitale de la Virginie, pour la proximitĂ© avec la France, son soleil et le cĂŽtĂ© « trĂšs pro-business », comme il l’explique. « J’aime beaucoup Richmond. Le climat est sympa et me rappelle celui de Toulouse. Il y a pas mal de restaurants et de microbrasseries », souligne-t-il, ajoutant qu’en plus, « le port de Norfolk est Ă  proximitĂ© pour importer les machines et les piĂšces ». AprĂšs 13 ans et plus de 40 États visitĂ©s pour CDA, il est prĂȘt Ă  se lancer en solo pour dĂ©velopper un produit qui lui tient Ă  cƓur : l’espresso-martini prĂȘt Ă  boire.

    En 2011, alors qu’il est au Mexique, Geoffrey Giraud dĂ©couvre un apĂ©ritif plutĂŽt festif : le carajillo 43. Le cocktail est fait Ă  partir de Licor 43, une liqueur espagnole que les Mexicains mĂ©langent avec du cafĂ©. « À Richmond, j’ai commencĂ© Ă  en servir Ă  tous les amis, avec ma machine Ă  espresso. Ça a eu un grand succĂšs pendant des annĂ©es. Et plus les annĂ©es passaient, plus on avait d’amis Ă  inviter », se rappelle-t-il.

    En parallĂšle de son emploi, il dĂ©veloppe sa recette, la maniĂšre dont il va conditionner le cocktail et apprend Ă  vendre un produit Ă  base d’alcool dans l’État de Virginie. En 2025, le voilĂ  fiĂšrement expliquer que sa marque Karahiyo, lancĂ©e officiellement en janvier 2024, est disponible dans plus de 220 magasins ABC, puisque, en Virginie, on ne peut acheter de l’alcool que dans des magasins spĂ©cialisĂ©s dans la vente de boissons alcoolisĂ©es.

    Le Français Geoffrey Giraud servant des cocktails prĂȘt Ă  boire lors d’un salon en Virginie. © Karahiyo

    200 000 dollars de chiffre d’affaires

    L’idĂ©e de vendre un cocktail en bouteille n’est pas seulement partie d’une passion. Le Français a Ă©galement remarquĂ© que les AmĂ©ricains consommaient de plus en plus de cocktails : « J’avais lu une Ă©tude de marchĂ© qui montrait que la consommation de vin et de biĂšre Ă©tait en dĂ©clin, mais que les cocktails et les boissons sans alcool Ă©taient en progression. »

    En 2025, l’entrepreneur français est arrivĂ© Ă  environ 200 000 dollars de chiffre d’affaires, alors qu’il est passĂ© Ă  plein temps en aoĂ»t dernier. « C’est exactement le chiffre que je voulais atteindre pour cette annĂ©e, et on est en bonne voie pour l’an prochain avec une commande de 50 000 bouteilles de la part des ABC en Virginie », confie-t-il. Il a Ă©galement ouvert une salle de dĂ©gustation Ă  Richmond pour accueillir ses clients.

    Pour l’instant, le cocktail est vendu exclusivement en Virginie, mais Geoffrey Giraud espĂšre se dĂ©velopper rapidement dans la rĂ©gion de Washington, Ă  New York, voire dans le Midwest : « On a envoyĂ© notre premiĂšre palette Ă  Chicago pour Binny’s », une chaĂźne de magasins autorisĂ©e Ă  vendre de l’alcool dans l’État de l’Illinois.

    Et comme le Français suit les Ă©tudes de marchĂ©, il a mĂȘme créé un mocktail pour rĂ©pondre Ă  cette demande croissante, parce que, comme le dit une marque française bien connue, « sans alcool, la fĂȘte est plus folle » !

  • Galette des rois en Floride : les bonnes adresses pour l’Épiphanie 2026

    À peine les derniĂšres miettes de bĂ»che de NoĂ«l balayĂ©es que les pĂątissiers de Floride rallument leurs fours pour prĂ©parer la traditionnelle galette des rois de l’Épiphanie. Le king cake, comme l’appellent les AmĂ©ricains, vient clore la pĂ©riode des fĂȘtes le mardi 6 janvier. Tour d’horizon (non exhaustif) des adresses oĂč savourer le dessert roi du dĂ©but de l’annĂ©e 2026.

    Miami

    Avec son credo « the real French touch », Bonjour Bakery a essaimĂ© dans le sud-est de la Floride et aligne aujourd’hui quatre adresses entre Miami, Coral Gables, Pembroke Pines et Weston. Aux commandes, Éric Buffenoir et Lucas Bistoquet perpĂ©tuent la tradition avec des galettes rĂ©alisĂ©es dans les rĂšgles de l’art, suivant une recette Ă  la crĂšme d’amandes, et non Ă  la frangipane. Cette version, accompagnĂ©e de sa fĂšve et de sa couronne, permet de rĂ©galer jusqu’à huit personnes pour 32,99 $. L’enseigne met Ă©galement Ă  l’honneur le Sud de la France en proposant la couronne des rois, brioche moelleuse parsemĂ©e de sucre et de fruits confits. Comptez 24,99 $ pour ce dessert conçu pour six convives. 10800 Pines Blvd, Pembroke Pines – (786) 534 8141 ; 1435 N Park Dr, Weston – (786) 534 8141 ; 16650 SW 88th St, Miami – (786) 534 8141 ; 997 N Greenway Dr, Coral Gables – (305) 722 8785

    Atelier Monnier reste fidĂšle aux fondamentaux avec une galette des rois Ă  la frangipane, mĂ©lange savoureux de crĂšme d’amande et de crĂšme pĂątissiĂšre, destinĂ©e Ă  huit personnes. AccompagnĂ©e de sa fĂšve et de sa couronne, elle est proposĂ©e Ă  49 $. Une part individuelle est Ă©galement disponible Ă  8,50 $. 9825 SW 40th St, Miami – (786) 452-7780 ; 9563 S Dixie Hwy, Pinecrest – (305) 666-8696

    Doral

    Adresse bien connue des amateurs de pĂątisserie française Ă  Doral, La Croquantine, gĂ©rĂ©e par Matthieu Cartron, met Ă  l’honneur une galette des rois Ă  la frangipane dans le respect de la tradition, dĂ©clinĂ©e pour 6 Ă  8 personnes Ă  45 $, avec fĂšve et couronne, et Ă©galement proposĂ©e Ă  la part Ă  6,50 $. La version briochĂ©e, aromatisĂ©e aux zestes de citron et Ă  la vanille, prĂ©vue pour le mĂȘme nombre de convives, est affichĂ©e Ă  32 $. 7930 NW 36th St, Doral – (786) 899-0509

    South Miami

    Les galettes des rois trouvent Ă©galement leur place sur les prĂ©sentoirs de CĂ©cile Bakery + CafĂ©, enseigne installĂ©e sur Sunset Drive, Ă  South Miami. ProposĂ©e dans un format unique, chaque galette associe deux pĂątes feuilletĂ©es dorĂ©es et croustillantes, gĂ©nĂ©reusement garnies de frangipane. Vendue avec sa fĂšve et sa couronne dorĂ©e, elle se partage aisĂ©ment entre six et huit convives. Comptez 45,50 $. 5744 Sunset Dr, South Miami – (305) 397-8206

    Miami Beach

    La star du mois de janvier trĂŽne sur les prĂ©sentoirs de Bettant Bakery, sur Washington Avenue Ă  South Beach. L’enseigne propose une galette des rois Ă  la frangipane pour 6 Ă  8 personnes, vendue 40 $, accompagnĂ©e de sa fĂšve et de sa couronne. 1043 Washington Ave, Miami Beach – (305) 673-5522

    Maison Valentine joue elle aussi la carte de la tradition avec une galette des rois Ă  la frangipane. ProposĂ©e Ă  62 $ pour 6 Ă  8 personnes, elle associe une pĂąte feuilletĂ©e croustillante Ă  une crĂšme d’amandes onctueuse. Le dessert est fourni avec sa couronne et sa fĂšve, remise Ă  part afin d’ĂȘtre glissĂ©e juste avant dĂ©gustation. 1112 15th St, Miami Beach – (786) 535-1432

    Les becs sucrĂ©s apprĂ©cieront les crĂ©ations de GrĂ©gory Fournier-Bidoz, membre des Disciples d’Escoffier, qui officie au sein de la boulangerie-pĂątisserie Douceurs & Tralala, sur Alton Road. Ses galettes Ă  la frangipane en deux tailles, 6 et 8 personnes, coĂ»tent respectivement 38 $ et 58 $. 1570 Alton Rd, Miami Beach – (786) 960-6866

    Lake Worth

    À Lake Worth, au sud de West Palm Beach, Vincent Durin et son Ă©pouse Christine sont Ă  la tĂȘte de Vincent’s French Bakery, une enseigne qui compte Ă©galement une adresse Ă  Boca Raton et prĂ©voit l’ouverture prochaine d’un troisiĂšme Ă©tablissement Ă  West Palm Beach. Pour l’Épiphanie, la maison propose une galette des rois Ă  la frangipane pour 8 personnes, vendue 48 $ et accompagnĂ©e de sa couronne. La fĂšve est ici remplacĂ©e par une amande, une prĂ©caution assumĂ©e afin d’éviter tout incident Ă  la dĂ©gustation. 516 Lucerne Ave, Lake Worth – (561) 533-0840 ; 2831 N Federal Hwy, Boca Raton – (561) 576-3151 ; 6405 S Dixie Highway, West Palm Beach – (561) 335-3871

    Melbourne

    À Melbourne, au sud-est d’Orlando, Jacqueline Dittmore, formĂ©e Ă  l’institut Le Cordon Bleu Ă  Paris, et son mari Christophe Molitor dirigent Jacqueline’s Bakery. L’enseigne concocte une galette des rois dĂ©clinĂ©e en plusieurs formats, de la version individuelle Ă  10,40 $ jusqu’au grand modĂšle prĂ©vu pour 10 Ă  12 personnes et affichĂ© Ă  62,40 $. PĂąte feuilletĂ©e pur beurre, frangipane gĂ©nĂ©reuse, fĂšve en porcelaine et couronne chatoyante composent ce dessert emblĂ©matique. 906 E New Haven Ave, Melbourne – (321) 312-6594 ; 6977 N Wickham Rd, Melbourne – (321) 622-4776

    Winter Garden

    À Winter Garden, prĂšs d’Orlando, Stephan Martin perpĂ©tue le savoir-faire de la pĂątisserie française au sein de son Ă©tablissement Le Petit Paris. MaĂźtre artisan pĂątissier, chocolatier et glacier, il prĂ©pare pour l’Épiphanie des galettes des rois Ă  la frangipane rĂ©alisĂ©es Ă  partir d’une pĂąte feuilletĂ©e inversĂ©e. Les prix s’échelonnent de 23 Ă  45 $ selon le format, pour des galettes prĂ©vues pour 4 Ă  12 personnes. Les parts individuelles sont proposĂ©es Ă  partir de 5 $. 1201 Winter Garden Vineland Rd, Winter Garden – (407) 614-4477

    Windermere

    À Windermere, aux portes d’Orlando, les gourmands pourront dĂ©guster la recette d’HervĂ© Rouge, qui se cache derriĂšre l’enseigne My French Cafe. Sa galette des rois Ă  la frangipane traditionnelle est proposĂ©e Ă  42 $ dans une version prĂ©vue pour douze personnes, accompagnĂ©e d’une couronne et d’une fĂšve. 7782 Winter Garden Vineland, Windermere – (407) 347-8945

    Concours de galettes

    Enfin, la Chambre de mĂ©tiers et de l’artisanat French American Association of Crafts and Trades (FAACT) organise un concours de galettes des rois en prĂ©sence de plusieurs boulangers-pĂątissiers du Sunshine State. La compĂ©tition se tiendra le jeudi 8 janvier Ă  partir de 6:30pm au restaurant Pamplemousse on the Bay, Ă  South Beach. Quelques surprises sont Ă©galement annoncĂ©es, dont la rĂ©alisation d’une galette gĂ©ante de plus d’un mĂštre de diamĂštre. Avec le code promotionnel GALETTE2026, les lecteurs de French Morning bĂ©nĂ©ficient de 10 % de rĂ©duction. 910 West Ave, Miami Beach – Infos et rĂ©servation ici

  • Emmanuel Arnaud, fondateur de HomeExchange : « J’ai quittĂ© mon siĂšge parisien pour un placard Ă  balais »

    Repartir de zĂ©ro quand on pensait avoir rĂ©ussi sa carriĂšre. C’est l’expĂ©rience qu’a vĂ©cue Emmanuel Arnaud en s’installant Ă  Boston pour dĂ©velopper HomeExchange aux États-Unis. En France, l’entrepreneur Ă©tait reconnu : levĂ©es de fonds, rachat de concurrents, visibilitĂ© mĂ©diatique. En arrivant outre-Atlantique, tout disparaĂźt. Pas de notoriĂ©tĂ©, peu d’intĂ©rĂȘt des mĂ©dias, et un bureau minuscule – indispensable pourtant pour obtenir son visa.

    « Aux États-Unis, personne ne va te donner ta place », rĂ©sume-t-il. Loin d’ĂȘtre un Ă©chec, ce retour Ă  la case dĂ©part devient un moteur. Emmanuel Arnaud parle d’un reset salutaire, d’une remise en question stimulante, mĂȘme lorsqu’on arrive avec de l’expĂ©rience
 et un certain confort financier.

    Installé à Cambridge (Massachusetts) avec sa femme et leurs quatre enfants, il évoque aussi la vie familiale à Boston : école publique américaine, bilinguisme, coût de la vie, entraide entre expatriés et rÎle clé du réseau French Tech local.

    Son tĂ©moignage illustre une rĂ©alitĂ© souvent sous-estimĂ©e : rĂ©ussir en France ne garantit rien aux États-Unis. Mais pour ceux qui acceptent de repartir de zĂ©ro, l’aventure peut ĂȘtre aussi exigeante qu’exaltante.

    Cet Ă©pisode est une rediffusion d’un Ă©pisode enregistrĂ©e Ă  l’automne 2019 au cours de la saison 1 du podcast.

    🎧 Son histoire est Ă  Ă©couter dans French Expat, le podcast de celles et ceux qui vivent loin de chez eux.

    French Expat est un podcast de French Morning qui raconte les parcours de vie des Français Ă©tablis hors de France. Retrouvez-le sur toutes les plateformes d’écoute : SpotifyApple PodcastDeezerGoogle PodcastPodcast AddictAmazon Music. Cet Ă©pisode est racontĂ©, produit et rĂ©alisĂ© par Anne-Fleur Andrle, habillĂ© et mixĂ© par Alice Krief.